Je prenais mon assiette et mangeais avec ma grand-mère


Je prenais mon assiette et mangeais avec ma grand-mère

On ne pardonne pas à un tueur de chien. Ma mère affirma régulièrement que j’en faisais trop, me demandait de rester les jours où « il est normal. » Parfois normal un tel type !?

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Elle me donnait parfois un billet. Elle ignorait ceux de ma mère. « Tu ne le diras à personne. » Rarement. Aujourd’hui je crois bien qu’elle se privait pour ce cadeau. Il me semblait dérisoire et je remerciais à la hauteur de ce dérisoire. Personne ne m’a appris à dire merci. Comme à manger la bouche fermée. Elle ne se plaignait jamais mais sa pension devait friser les trois fois rien.